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Webo renaît des cendres à Fenerbahçe

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Avec 28 buts en une saison et demi, Achile Webo fait déjà mieux qu’en 4 ans passées à Majorque.

En débarquant en 2011 à İstanbul Büyükşehir Belediyesi, modeste club de Süper Lig, après huit ans passés en Liga, Pierre Webó était promis à une sorte de préretraite. Personne n’imaginait l’attaquant camerounais être revigoré par un tel bain turc à l’approche de la trentaine. Personne, sauf Pierre Webó lui-même.

« C’était pour moi comme un nouveau challenge. Je voulais changer ma vie et quitter l’Espagne », raconte l’intéressé au micro de FIFA.com. « C’est vrai que l’équipe où j’ai d’abord signé n’avait pas de grosses ambitions. Je savais toutefois que c’était un endroit où je pouvais rebondir. Et c’est ce qui s’est passé : aujourd’hui je suis à Fenerbahçe et heureux de l’être ! »

C’est en réalité une véritable cure de jouvence que connaît le natif de Bassoufam. Auteur de 28 réalisations en moins de deux saisons – un but de plus que durant les quatre ans passé à Majorque, précédemment – le robuste attaquant d’1m81 retrouve les sensations de ses débuts, à l’aube des années 2000. Il jouait alors Uruguay, au Nacional Montevideo et avait inscrit 15 buts en 21 matches.

webo moussaD’Uruguay en Turquie, en passant par l’Espagne
« C’est un pur hasard si j’ai commencé ma carrière là-bas. Je ne savais même pas où j’allais. J’étais jeune. Je rêvais juste de voyager et d’être professionnel, comme tout footballeur africain. J’ai eu l’opportunité de faire un test là-bas. Il a été concluant. Quelques semaines plus tard, je participais à la Copa Libertadores ! Et quelques mois plus tard, j’étais champion d’Uruguay. Tout est allé très vite », se remémore-t-il.

Après trois ans en Amérique du Sud et autant de titres de champion, Webó tente sa chance en Espagne. Entre 2003 et 2011, le CD Léganès, Osasuna puis Majorque lui confient les clés de leur attaque. Peu épargné par les blessures, le Camerounais peine à retrouver son ratio but sud-américain, hormis une dernière belle saison dans les Baléares ponctuée par 11 réalisations : « Mon entraîneur Michael Laudrup m’a tout simplement redonné la confiance que j’avais perdue toutes les années précédentes ! ».

« Aujourd’hui, je ne me sens pas particulièrement jeune. Par contre, je me sens fort ! », enchaîne-t-il. « Après toutes ces années, on devient forcément expérimenté. Je crois que je peux encore apporter. Puis je me sens bien en Turquie. Les gens sont chaleureux, et le football y est très émotionnel. Cela rend les équipes offensives. En Espagne, je jouais dans des clubs qui pensaient plus à défendre qu’à attaquer. Ici, c’est tout le contraire. J’aime cette philosophie. »

En alignant systématiquement sa doublette africaine Moussa Sow – Pierre Webó, l’entraîneur desCanaris Jaunes Aykut Kocamanne ne fait en tout cas pas de mystère sur ses intentions offensives. Avec 14 buts à eux deux depuis qu’ils sont associés, le duo fonctionne à merveille. « Je m’entends très bien avec lui, c’est un grand joueur et un grand homme. J’ai joué avec des joueurs tels que Savo Milosevic ou Samuel Eto’o et il s’inscrit dans la même lignée », admet Webó.

L’ambition d’un Lion 
Après Mamadou Niang, Henri Bienvenu Ntsama, et Moussa Sow, Pierre Webó est le quatrième joueur africain à venir récemment briller sur les rives du Bosphore, alors que la star ivoirienne Didier Drogba a, lui, rejoint dernièrement le rival, Galatasaray. « Ce n’est pas un hasard si Fernerbahçe réussit aussi bien à des attaquant africains. Fener est tout simplement un grand club, et un grand club mise sur de grands attaquants. Mamadou Niang, Henri Bienvenu etMoussa Sow en sont. Pierre Webó, aussi ! », assure le Camerounais.

En tout cas, Webó et Fenerbahçe sont à la hauteur de leur réputation cette saison. Deuxièmes du championnat de Turquie, les Jaune et Bleu sont encore qualifiés en Coupe et en UEFA Europa League. Et pas question de galvauder la moindre compétition : « ça fait tellement longtemps que je n’ai pas gagné de trophée…  Je compte mettre la main sur les trois ! On a une équipe suffisamment bonne pour pouvoir viser  les trois objectifs. On fera tout pour le faire avec l’aide de notre public », note Webó, buteur en quart de finale aller d’Europa league contre la Lazio Rome (2:0).

Aussi ambitieux qu’à l’aube de sa carrière, Webó et ses 47 sélections compte également bien se retrouver pour de bon une scène internationale qu’il n’a fréquentée que par intermittence depuis la Coupe du Monde de la FIFA 2010. « Le groupe n’est pas fermé, j’ai été appelé en novembre dernier », souligne-t-il. « Le sélectionneur fait appel aux joueurs les plus en forme. S’il ne m’appelle pas, c’est qu’il considère que je ne le suis pas suffisamment. Quoi qu’il arrive je reste  supporteur de l’équipe nationale. Mais si on me convoque, j’accours. »  Et, avec ses jambes de 20 ans, le Lion court vite et n’a pas l’intention de s’arrêter.

Source: fifa.com

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