Harwan Red, peintre marocain belge
Culture

De Picasso à Harwan Red

Share Button

Le récit du destin hors du commun d’un enfant de Rabat.

« Chaque enfant est un artiste. Le problème c’est de rester un artiste lorsqu’on grandit. »
(Pablo Picasso)

Bien qu’il en parle aujourd’hui avec un certain détachement et une pointe d’humour et de nostalgie lorsqu’il évoque certains de ses souvenirs, la vie d’Harwan n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Arrivé à l’âge de quatre ans avec ses parents en Belgique – et plus précisément en Flandre – l’enfant s’acclimate aux us et coutumes du nord du royaume, ainsi qu’au néerlandais (la langue qui y est parlée).
Harwan a onze ans quand ses parents décident de déménager pour s’installer à Bruxelles.
C’est dans la capitale de l’Europe que l’adolescent apprend le français et développe son intérêt pour plusieurs disciplines de l’art (dessin, photo, graphisme,…).

Dès l’âge de douze ans, Harwan rejoint l’institut des industries graphiques pour approfondir et concrétiser sa passion pour l’art. Son adolescence est bercée par la musique et il porte surtout un grand intérêt pour le saxophone. Vers l’âge de dix-huit ans, c’est le cinéma – en particulier le cinéma d’auteur – qui captive l’intérêt d’Harwan. Le jeune homme n’hésite d’ailleurs pas à passer des heures dans des petits cinémas pour se délecter des œuvres moins médiatisées des réalisateurs souvent mal connus.

Harwan Red, peintre marocain belge
En même temps, l’envie de découvrir le monde le presse de plus en plus et à l’aube de ses vingt-quatre ans, Harwan décide de voyager en direction du Canada – plus précisément à Montréal – pour apprendre l’anglais et mieux communiquer avec les anglo-saxons. L’envie de produire et de réaliser des films l’enivre lorsqu’il assiste au festival du film de Montréal : c’est la révélation. De retour en Belgique, l’artiste décide de marquer une pause pour faire le point. Sa remise en question le conduit à faire un choix définitif. Cette période de remise en question permet à Harwan de s’adonner à d’autres activités telles l’import-export. Mais, à chasser le nature, il revient au galop. C’est donc tout naturellement qu’Harwan revient vers l’art (son amour et sa passion de toujours), mais cette fois-ci en tant que producteur dans l’événementiel.

Le plus fascinant c’est que l’artiste n’a jamais tourné le dos à la peinture, car durant tout ce temps de remise en question, Harwan a continué à peindre, de manière spontanée, et avec plus ou moins de conviction. Et revoilà la peinture qui refait surface, avec un concept bien affirmé.
Le style abstrait de l’artiste se particularise par des traits hachés et des couleurs vives. Invité à exposer dans une prestigieuse galerie à Bruxelles, l’exposition fait un tabac, et comme une traînée de poudre, les invitations à exposer dans les galeries les plus prisées pleuvent. S’ensuivent aussi une flopée de récompenses diverses, ainsi que des apparitions dans plusieurs magazines d’art, télévisions et journaux. La concrétisation de l’artiste passe entre autres par l’exposition de ses tableaux aux côtés des grands maîtres de la peinture tel Picasso, Miro ou encore Léonard de Vinci.

Share Button

Comments

comments

De Picasso à Harwan Red
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

populaire

To Top