Le 2 octobre, le wax au cœur d’un débat à Paris

« Le wax n’est pas africain. » Cette formule peut surprendre. Pourtant, elle ouvre une conversation souvent réduite à une simple question d’origine.

Le 2 octobre 2026, à Paris, le cycle #ParlonsMode propose donc de déplacer le débat. La rencontre porte un titre volontairement provocateur: « Le wax n’est pas africain. Que faire de nos souvenirs et émotions liés à ce textile ? »

La soirée aura lieu au 25 Hours Hotel Terminus Nord. Elle réunira notamment artistes, journalistes et entrepreneures autour d’un textile qui dépasse largement le domaine de la mode.

En effet, l’histoire du wax ne se limite pas à sa fabrication. Elle touche aussi aux souvenirs, aux usages et aux imaginaires associés à l’Afrique et à ses diasporas.

Quand le textile devient une mémoire

Le véritable sujet de cette rencontre dépasse donc le wax lui-même. Il concerne également la transmission culturelle et le patrimoine immatériel.

Un textile peut transmettre bien plus qu’un motif ou une technique. Ainsi, il peut raconter une histoire familiale, accompagner une cérémonie ou devenir un marqueur d’identité.

Dans les diasporas africaines, cette transmission soulève notamment des questions particulières. Les liens avec les pays d’origine peuvent en effet reposer sur des récits incomplets ou des connaissances fragmentaires.

La rencontre propose ainsi de regarder le wax autrement. Son histoire complexe n’efface pas les significations que les sociétés africaines lui ont données au fil du temps.

Des Nanas Benz à l’économie créative

Le débat abordera également une dimension moins visible : la capacité de la culture à produire de la valeur.

L’histoire des Nanas Benz offre notamment un exemple éclairant. Ces commerçantes ont développé des réseaux autour du commerce des textiles en Afrique de l’Ouest.

Elles ont ainsi construit une activité économique et une influence importantes. Surtout, leur parcours permet d’interroger la place des femmes dans les économies culturelles et commerciales.

Dès lors, héritage, entrepreneuriat et transmission se retrouvent autour d’un même sujet. Le textile devient ainsi le point de départ d’une réflexion plus large sur la création de valeur.

Plusieurs regards pour dépasser les idées reçues

La soirée donnera la parole à plusieurs profils. Krissima Poba, artiste visuelle et médiatrice scientifique, participera aux échanges.

Justine Sow, journaliste à RTL TVI et autrice de bande dessinée, prendra également part à la rencontre. De son côté, Bijou Tshiunza, fondatrice de Microdev, coopérative de soutien et de financement de l’entrepreneuriat local, apportera son regard sur l’entrepreneuriat.

Ces différentes expériences permettront d’aborder le wax sous plusieurs angles. Histoire, culture, psychologie, économie et création entreront ainsi en dialogue.

Surtout, la rencontre cherchera à dépasser les débats très polarisés autour du textile. Une question restera au centre des échanges : que faisons-nous aujourd’hui des histoires transmises par les générations précédentes ?

Une soirée entre réflexion et rencontres

Le rendez-vous commencera à 17h30 avec l’ouverture du Pop-Up Shop. Ensuite, les portes ouvriront au public à 18h30, avec un verre de bienvenue.

La conférence débutera à 19h. Puis, à 20h30, une séance de questions-réponses permettra au public de prolonger la discussion.

À partir de 21h, la soirée prendra une tournure plus conviviale. Food & drinks, dédicaces et réouverture du Pop-Up Shop permettront ainsi de poursuivre les échanges.

Des publications, œuvres et créations seront également proposées au public.

Enfin, le wax quittera un instant les vitrines et les garde-robes. Il deviendra alors un objet de réflexion sur la mémoire, la transmission et la création.

Car pour comprendre ce que l’on porte, il faut parfois commencer par se demander ce que l’on en a hérité.

Le 2 octobre 2026 au 25 Hours Hotel Terminus Nord, Paris.
19h: conférence · 20h30: questions-réponses · 21h: Pop-Up Shop, food & drinks et dédicaces · clôture à 23h.