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Le nouveau Brukmer Magazine, Avril 2017; Les exclusivités de la diversité belge

cover brukmer magazine avril 2017
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« Heureux les pauvres, car le royaume des cieux est à eux ».

Burkmer Magazine est de retour en ce début d’année avec toujours plus de découverte, de pertinence et d’innovation. Un sommaire alléchant avec les interviews exclusives de Calipso Rose, Julian Marley, l’autre fils de Bob, Gohou Michel, dit le De Funes Africain… La cover de Stephanie Stevens laisse découvrir l’univers de la nouvelle Miss Africa et l’association Safari des anges. Olivier Dossou est au rendez-vous sans langue de bois dans la rubrique Politique où il déshabille les politique de Bongo et Talon au Gabon et au Benin. Cette édition donne de quoi manger avec les rencontres et découvertes de Fabrice Masuka, Nafissatou Thiam, Kevin Michel, Latifa Gadouche ou encore Chaila Bari, la nouvelle pépite noire du mannequinat belge. Des morceaux plus croustillants et moins évidents à digérer sont du menu. L’auteur Momi Mbuse fait une analyse froide du plan d’éradication des commerces africains du quartier Matonge tandis que le rédacteur en chef éveille les regards sur les afres des églises éveillées sur certaines communautés africaines.

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L’EDITORIAL DE NEL TSOPO NZIEMI:  CES EGLISES EVEILLEES QUI ENDORMENT DES COMMUNAUTES AFRICAINES

« Heureux les pauvres, car le royaume des cieux est à eux », une parole d’évangile qui fit les beaux jours de l’industrie esclavagiste coloniale qui après plus d’un siècle, a fini par prendre des rides. Aujourd’hui, contrairement à sa source d’inspiration (la bible), le concept a changé, il s’est adapté au nouveau monde. Les bourreaux aussi ont changé et sont désormais aussi africains que les éternelles victimes.
Trouver du travail grâce aux prières, trouver un mari, changer de statut administratif, voir sa vie changer radicalement grâce à une présence permanente et complètement soumise aux églises d’un nouveau genre ; « Eveillées » dit-on, en rupture avec le vieux catholicisme et le poussiéreux protestantisme classique, tous somnolents. Là-bas, Il y est vendu que tous les avenirs sont radieux, que papiers, argent et mariages sont à portée de main, mais que toutes les âmes sont couvertes par un voile épais qui revient au guide pasteur de déchirer à coup de prière, de réception de dons afin de profiter de toutes ces choses mises à disposition par le ciel. Le tout, au nom d’un certain fils de Dieu, le même évoqué un siècle plus tôt par d’autres pour mener à bien les campagnes de pillage et de maltraitance.
Vous l’avez compris, comme en Afrique, on assiste depuis un certain nombre d’années en Belgique, à une floraison métastatique d’églises en tout genre, les unes plus éveillées que les autres avec pour principal fonds de commerce, l’espoir et la promesse d’un lendemain meilleur. Etudiants, chômeurs et célibataires inondent rigoureusement ces hauts lieux de commerce dans l’espoir de voir s’opérer des changements dans leurs conditions vues comme misérables.
Il me semble peu nécessaire de préciser ici mon absence totale de haine vis-à-vis du concept religieux proprement dit, mais de mettre en lumière les dérives de cette nouvelle tendance au sein d’une communauté pressée par un système dans lequel elle part défavorisée à la base. Dans un monde en perpétuel changement, hostile à toute absence de vigilance, un système ultra libéral où tout laxisme se paye cash, certains africains, de plus en plus nombreux ont choisi de prendre refuge dans ces structures humaines dont les dirigeants ont tout compris en matière d’innovation et de business service. Les conséquences sont dramatiques et aisément observables en vue hélicoptère.

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