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Bernard Tchoutang parle

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Brukmer était à la rencontre du sauveur des lions indomptables version 1997/98. Victime d’injustice pour certains, et de malchance pour d’autres, Bernard Tchoutang a fait rêver les supporters camerounais par ses crochets nerveux et incisifs ; ses changements de directions qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, mais aussi et surtout par ses passes et buts décisifs.

Malheureusement, le public camerounais atteint d’Alzheimer l’a forcément mis aux oubliettes et n’a de souvenir que des footballeurs faroteurs qui procurent plus de plaisirs aux supporters de leurs clubs qu’à ceux de leurs Cameroun natal. La force de l’argent étant malheureusement bien plus puissante qu’on ne l’imagine, cela ne contribue qu’à renforcer les troubles de la mémoire générale. Dans le registre de footballeurs ayant apportés énormément aux lions, et aujourd’hui oubliés, nous pensons à Alphonse Tchami et Josèphe Désire Job. C’est l’occasion de leur rendre hommage. Bernard tchoutang nous parle en toute humilité de ce qu’il est devenu, du ballons d’or africain 2006 et de son sentiment après sa non sélection pour le mondial 98.

Bernard Tchoutang, ça fait très longtemps qu’on ne vous à pas revu, c’est avec beaucoup de plaisirs que nous vous rencontrons aujourd’hui. qu’est ce que vous devenez en 2 mots ?

C’est vrai ça fait longtemps comme vous le dites, il a fallu cette circonstance pour qu’on se revoit, qu’est ce que Bernard tchoutang devient ? Eh bien vous savez, j’ai pas mal voyagé, après la hollande, j’étais en Ukraine, maintenant je suis en israel depuis 4 mois, mais je suis blessé depuis 2 mois, donc ça me permet de me reposer au près de la famille.

Donc vous continuez une carrière professionnelle.

Oui, pour le moment j’ai signé un contrat d’un an en israel mais étant blessé je ne peux pas exercer mon activité.

Bernard tchoutang, avez-vous encore des ambitions footballistiques ?

Franchement, je vais vous dire la vérité, j’ai beaucoup donné, je pensais jouer cette année ma dernière saison, et comme tout va bien, les gens de mon entourage me disent, Bernard continue en plus que t’es encore jeune, tant que tu peux , pour quoi pas ? En Belgique j’ai de très bons contacts, de très bons entraîneurs qui veulent de mes services. Donc je pense encore faire 1 ou 2 saisons de plus mais je n’en suis pas sûr, on verra.

Que dites vous de l’équipe nationale actuelle ? Coach, joueurs et tout le système mis en place ?

Je dirais que je suis satisfait dans la mesure où on voit une nouvelle génération, des joueurs qui ont du talent, qui ont envie de prouver certaines choses et qui travaillent beaucoup. Je suis content, et j’aimerais que pour une fois, les dirigeants comprennent et qu’ils donnent de la chance à ces jeunes.

Avez vous toujours un sentiment de frustration, par rapport à la coupe du monde 98 à laquelle vous n’avez pas été sélectionné or vous étiez tout feu tout flamme et principal artisant de la qualification.

Non, je réponds toujours aux gens qui me posent la question que je suis satisfait d’avoir accompli mon devoir, j’ai donné tout ce que j’ai pu, et je resterai toujours ouvert au Cameroun, tant qu’on aura besoin de mes services.

Au sujet du ballon d’or Africain 2006. À qui le décerneriez-vous ?

Je dirais Samuel au départ, quand je vois tout ce qu’il a fait. Je pense aussi à sa blessure qui le handicape. Cependant, en regardant ce que réalise Drogba depuis ce début de saison et les exploits de Michael Essien, c’est très difficile, mais je penche pour Samuel.

Merci Bernard

C’est moi qui vous remercie

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