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Grève de la faim des femmes Djiboutiennes; Benoit Hellings interpelle Didier Reynders

Grève de la faim des femmes Djiboutiennes; Benoit Hellings interpelle Didier Reynders
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« Envisagez-vous de saisir notre représentant pour faire intervenir le conseil des droits de l’homme sur cette question délicate? »

Le député fédéral Benoit Hellings a lancé un appel à la chambre des représentants en interpellant directement le vice premier ministre et ministre des affaires étrangères Didier Reynders concernant le soutien à apporter aux femmes de Djibouti qui luttent contre l’impunité de crimes de viol.

Depuis le 25 avril, 10 femmes de Djibouti résidentes en Belgique ont entamé une grève de la faim dans la continuité de l’action menée en France à Cachan pour dénoncer les viols des femmes Afar par des soldats djiboutiens qui continuent dans l’impunité totale depuis 1993 dans le Nord et le Sud-Ouest du pays.  Ces crimes se déroulant à quelques encablures des bases militaires française, américaine, nipponne et chinoise, ces femmes entendent protester jusqu’à ce que le mur du silence érigé autour de ces viols se brise.

Le mur du silence se fissure

Avec le soutien de quelques associations et groupes issus de la société civile, notamment « Bruxelles vivre ensemble« ; les politiques sont interpellés sans distinction de couleur et à tous les niveaux de pouvoir afin d’imposer cette question aux agendas. C’est dans cette dynamique que mercredi 4 mai, Benoit Hellins a interpellé Didier Reynders.

Extrait:

« …Ces femmes sont en Belgique, certaines sont demandeuses d’asile, d’autres ont déjà leur statut de réfugiées reconnu. Elles souhaitent être entendues en Belgique, soutenues par le pays qui les accueillent et par le parlement européen. Elles demandent en effet une enquête internationale sur la situation qu’elles et d’autres femmes ont subi et subissent encore. Le pouvoir djiboutien refute tout viol. D’où, M le Vice-Premier Ministre:

  1. Avez-vous pris connaissance de cette situation? Nos postes diplomatiques dans la région et en charge de Djibouti ont-ils réagi?
  2. On sait que la Belgique et Djibouti ont longtemps collaboré à la mise en oeuvre de l’opération Atalanta. Un contact formel ou informel est-il prévu prochainement entre votre homologue djiboutien et vous-même afin d’aborder cette affaire?
  3. Envisagez-vous de saisir notre représentant pour faire intervenir le conseil des droits de l’homme sur cette question délicate? « 
Comité de soutien aux femmes djiboutiennes à saint-josse

Comité de soutien aux femmes djiboutiennes à saint-josse

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