FIFB 2017
Cinema

Présentation et critique de la Journée du court-métrage au FIFB

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Retour sur un temps fort du FIFB (Festival International du Film de Bruxelles)

Le troisième jour du festival a été notamment dédié aux court-métrages réalisés par de jeunes artistes issus de différentes écoles de cinéma. Malgré la qualité de la projection à améliorer, douze court-métrages d’une excellente qualité et de thématiques complètement différentes ont été présentés. Voici une présentation des films qui nous ont le plus marqué.

« Overrun », de Pierre Ropars, Antonin Derory, Diane Thirault, Jérémie Cottard, Matthieu Druaud et Adrien Zumbihl

Sans avoir à utiliser les mots, ce court-métrage est d’une puissance extrême. C’est le voyage d’une fourmi – un simple insecte – dans un monde étrange et froid. Même si ça semble une thématique banale, la fin ne laisse pas le spectateur indifférent. L’animation est très soignée et nous offre la beauté d’un monde imaginaire avec des lumières partout. Les animateurs ont réussi à créer un superbe microcosme pour lancer un message puissant aux spectateurs.

OVERRUN TRAILER from OVERRUN TEAM on Vimeo.

« Temptation », de Camille Canonne, Laura Bouillet, Michael Hoft, Catherine Le Quang, Pauline Raffin et Martin Villert

Avec de l’humour et une animation très colorée – on aurait même pu dire que c’était un Pixar –  les réalisateurs de ce court-métrage nous présentent l’histoire d’un ours gourmand qui essaye de voler un panier pique-nique. En moins de cinq minutes, le personnage principal, son objectif, l’antagoniste et leurs rencontres réussissent à plonger le spectateur dans l’histoire. C’est souvent plus difficile de raconter une histoire en cinq minutes qu’en une heure et demie, mais ces jeunes animateurs on fait un excellent travail !

Temptation from Rubika on Vimeo.

« Twin Islands », de Manon Sailly, Raphaël Huot, Charlotte Sarfati, Christine Jaudoin, Lara Cochetel et Fanny Teisson

L’animation de ce court-métrage n’est pas classique, mais elle va parfaitement bien à l’histoire qu’elle raconte. Lorsque deux frères jumeaux tombent dans la mer, deux dieux – jumeaux, eux aussi – les sauvent et créent deux îles jumelles, où les frères deviennent rois. À partir de ce moment, ils accordent que dans ces îles tout doit être double. Des générations passent, mais tout va basculer lorsque l’un des rois a un seul enfant.

Twin Islands from Rubika on Vimeo.

« Teta », de Clara Farhat

Traiter de la guerre en Syrie depuis l’étranger n’est pas facile, mais Clara Farhat réussit à nous présenter un personnage et nous attacher à lui. Amar apprend que sa grand-mère est décédée en Syrie et veut retourner au village pour pouvoir l’enterrer, mais son père ne sera pas du même avis. La réflexion que propose ce film est puissante : qu’est-ce que la guerre ? Que pouvons-nous faire dans ces cas-là ? Il s’agit d’un court-métrage sombre – malheureusement, les conditions de projection n’étaient pas parfaites – mais l’image était soignée.

Quelques remarques toute fois sur le festival

Une présence dominante de films d’animation par rapport aux fiction (il n’y avait que trois court-métrages de fiction). Une qualité moyenne relativement basse des films de fiction, excepté « Teta ».

D’autre part, on remarque qu’il n’y a pas vraiment des films  en lien avec la thématique générale du festival, « Horizon Africa ». On n’a pas vu des court-métrages de jeunes réalisateurs africains, ni même traitant des thématiques africaines. Cela a beaucoup déçu le jury jeune, que nous avons rencontré et qui l’a fait remarqué pendant leur discours lors de la remise des prix.

Le jury jeune

Il était composé de cinq jeunes réalisateurs autodidactes : Samira Hmouda, Lyse Ishimwe, Karim Akalay, Malkia Mutiri et Yasmine Yahiatene. Lors de nos échanges, le jury nous a fait part de leur surprise de constater que tous les court-métrages venaient des trois mêmes écoles de cinéma. Ils se demandaient comment des jeunes réalisateurs issus de la diaspora auraient pu avoir accès à la sélection officielle du Festival si celui-là n’offre des opportunités qu’aux écoles de cinéma – qui coûtent souvent très chère à l’entrée.

Cependant, donner cette opportunité à de nouveaux réalisateurs de présenter leurs court-métrages lors d’un festival international  est tout de même remarquable. 

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