Bigben roi du beatbox
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BigBen, roi du BeatBox belge

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C’est en flanant dans les festivals européens que nous avons reçu la gifle BigBen. Une sorte d’OVNI du son devenue coqueluche du public. Une météorite de 24 ans qui chamboule les perceptions musicales.

Le BeatBox, c’est l’art de créer des sons musicaux grâce à la bouche uniquement ou du moins la totalité de l’appareil bucco-phonatoire. Si bien du monde connaissait déjà le Beatbox grâce à Michael Jackson ou Boby McFerrin le maître incontesté, le grand public européen accueille ces dernières années avec plus de sérieux ce mouvement, devenu débordant de créativité, mais aussi normalisé grâce aux compétitions organisées à travers le monde. La discipline s’installe désormais comme un style musical à part entière et BigBen, deux fois champion de Belgique, en est devenu le porte-drapeau.

 

L’histoire de BigBen

BigBen a commencé en 2009 alors qu’il avait 16 ans, grâce à son ami Nabil qui lui a montré des vidéos de Beatboxeurs.

« Je m’y suis intéressé jusqu’à ce que je découvre d’autres vidéos de pros qui faisaient des trucs de ouf. Je me suis dit que je devais aussi y arriver. A force de faire et de répéter, des gens m’ont sollicité pour faire des petits concerts.»

Une fois monté sur scène, le jeune Bruxellois aux allures de maori prend confiance et « kiffe » de plus en plus l’exercice. Pour évoluer, il se fixe pour objectif d’apprendre à répéter tous les sons des autres beatboxers pendant deux ans. Puis, il mélange le tout, pour créer son propre style.
J’ai pu passer de je sais tout faire à je sais créer des choses.
BigBen aime bien apprendre tout seul, copier ce qui existe, pour partir ensuite dans son propre délire. Etudiant en cinéma, il a pour projets à court terme, avec son équipe (Nabil, martin et max), de former des jeunes dans la discipline et de faire des montages vidéo professionnels de beatboxers.

Un spectacle entier est en préparation, une véritable innovation, car on a l’habitude de n’offrir qu’un bout de scène aux beatboxers pour 5 minutes de show. Non! BigBen l’affirme, on peut faire une heure de spectacle beatbox sans être ennuyeux. Il n’y aurait aucun son que le talent humain ne pourrait reproduire.

« Le beatbox, c’est comme des sons qu’on dit en même temps ou très vite. C’est comme une langue. Chaque mot est un son, je m’entraine à faire des phrases, courtes, puis longues, puis compliquées. Chaque son, je le répète plusieurs fois pour bien le sortir, c’est un travail continu, et même après 8 ans, je continue à travailler des sons spécifiques. Une fois que ceux-ci sont bons, on commence à faire de la musique« .

Il y a 7 ans, Bigben fait la rencontre de KIM, une grosse pointure dans le milieu, mondialement connu qui l’a presque pris sous ses ailes jusqu’à la création d’un groupe.

« A l’époque, il était plus fort que moi mais il ne jouait pas du tout dans la cours des grands, on s’est beaucoup entraîné ensemble (4-5 heures de skype tous les jours pendant plusieurs années) et à force de se voir aux évènements et à domicile, on a créé un groupe avec deux autres beatboxers (Black A et Hutch) qui s’appelle Shadow Sumo. Sous-entendu le groupe des beatboxers gros (RIRE) c’était juste pour délirer entre nous mais cette année en mars K.I.M. et moi avons participés à un battle en duo mémorable« .

D’origine Marocaine et algérienne, BigBen est né et a grandi à Bruxelles. Son rêve, aujourd’hui, est de conquérir le public et de jouer sur toutes les scènes européennes. En attendant, c’est le championnat du monde 2018 à Berlin qui constitue le prochain Challenge. Big Ben se frottera aux meilleurs.

Des crampes musculaires à la bouche c’est possible ?
Bigben: Les muscles de la bouche sont sollicités et c’est sûr qu’au début ils ne sont pas développés. Plus on travaille, mieux c’est. Après, il devient plus fatigant de parler que de beatboxer.

A propos de Boby McFerrin
C’est le prince de la voix, il n’y a personne qui est au-dessus de lui. En plus il est super simple. Ce qui est frustrant avec lui, c’est que je comprends tout ce qu’il fait, mais je ne peux juste pas. Il n’emploie pas sa voix pour chanter, mais comme un instrument alors qu’il a déjà une superbe voix.

Au sujet du marché belge.
C’est difficile de vendre cette discipline en Belgique. C’est étonnant : je fais plus de festivals à l’étranger qu’en Belgique. En 2017 j’ai joué au BSF et aux Francofolies de spa, mais grâce à des groupes français qui m’ont invité. J’ai joué en Bulgarie, en Allemagne… je n’ai pas cherché vraiment à jouer en Belgique, mais on ne m’a pas appelé. Pourtant, ils me connaissent, pour la plupart.
En Belgique les gens ont peur, peur de créer, d’être les premiers. Une fois que ça va cartonner en France, ils vont s’y mettre. En Belgique, les organisateurs n’ont pas évolué avec le public et disent pour certains que les gens ne sont pas prêts à écouter un show entier de beat box. Ils se trompent !

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